A ère numérique, talents hybrides

S’il est une notion que l’IA renouvelle, c’est bien celle de talents ; alors qu’elle implique aux talents de se réinventer, elle devient elle-même un talent !

Désormais, les entreprises doivent non seulement repenser leurs stratégies d’acquisition de talents mais aussi s’adapter à une nouvelle réalité : la « guerre des talents » ne concerne plus uniquement les profils techniques (data scientists, experts…) ou « métiers niches », mais s’étend désormais aux rôles traditionnels qui exploitent déjà l’IA dans leur quotidien ; ceux qui, bien que travaillant sur des métiers « classiques » comme la fonction commerciale ou la gestion de projet, ont su intégrer l’IA pour gagner en performance. Ce sont ces talents hybrides, capables de tirer parti des outils IA pour être plus productifs ou plus efficaces, que toutes les entreprises s’arrachent aujourd’hui.

Prioritaire est alors pour l’entreprise d’identifier les appétences plutôt que les compétences techniques avancées (rares). Une appétence traduit la capacité et la volonté d’apprendre à travailler avec l’IA, même si les compétences ne sont pas encore complètement acquises.

Les entreprises les plus agiles misent déjà sur cette approche pour identifier des profils ouverts à l’apprentissage continu, curieux face aux nouvelles technologies, et capables d’évoluer dans un environnement de transformation rapide.

Un enjeu stratégique : préparer les talents de demain.

Repenser sa stratégie de recrutement ne s’arrête pas à l’acquisition des talents : il est crucial d’anticiper les besoins futurs en compétences. Cela passe par des actions concrètes comme la création de parcours d’onboarding dédiés pour acculturer les nouveaux arrivants à l’usage de l’IA, le développement de programmes de formation internes, pour accompagner les collaborateurs dans l’évolution de leurs métiers, l’identification des passerelles entre métiers pour élargir le vivier de candidats potentiels.

L’IA, votre nouvelle collègue ? 

Sans compter qu’une nouvelle tendance émerge ; celle d’ « Agentic Workplace ».

Dans un monde du travail en pleine transformation, l’IA n’est plus seulement un « outil », mais devient un « collaborateur ». Ce qui ouvre la voie à des espaces de travail « agentifs » considérés comme des environnements où les humains travaillent étroitement, délèguent des tâches et orchestrent le travail d’agents numériques et robotiques.

Ces agents IA, qui utilisent le traitement du langage naturel et l’apprentissage automatique pour comprendre et exécuter des instructions, peuvent s’intégrer aux outils existants des entreprises et s’améliorer continuellement grâce à leur apprentissage.

Tous les géants de la tech se positionnent aujourd’hui sur le sujet ;  Salesforce lance AgentForce, une plateforme qui permet aux entreprises de créer leurs propres agents IA autonomes ; Google Deepmind prévoit cette année le lancement de Project Astra, axé sur des assistants IA ultra-performants ; Microsoft, via LinkedIn, dévoile Hiring Assistant, conçu pour faciliter le recrutement, en automatisant certaines tâches et en aidant les recruteurs à trouver les meilleurs candidats ; Meta investit massivement dans la recherche et le développement d’agents IA, notamment avec Creator AI et AI Studio, pour créer des expériences immersives et personnalisées pour ses utilisateurs.

Besoins croissants d’optimisation dans un monde où tout va toujours plus vite + maturité technologique : soyez prêts à travailler avec de nouveaux collègues !