Comment allez-vous ? Bien, on l’espère, car l’état d’esprit des français en cette rentrée est à l’optimisme.
Oui oui, signe d’un « effet JO », et malgré de fortes incertitudes politiques, près de quatre Français sur dix (39%) indiquent être optimistes, d’après l’IFOP. C’est une amélioration remarquable par rapport à la dernière mesure de juin 2024 (+22 points), réalisée quelques jours avant le premier tour des élections législatives anticipées.
Il est vrai, l’activité économique connaît un ralentissement depuis plusieurs mois dû à l »‘effet dissolution », et le marché du recrutement est impacté par cette période d’incertitude. Les entreprises ont besoin d’une meilleure visibilité sur l’orientation économique future du pays avant de se projeter vers de nouveaux recrutements ? Qu’à cela ne tienne, basons-nous sur les dernières prévisions publiées la semaine dernière, et selon lesquelles la banque centrale voit l’économie française résister, tablant sur un taux de chômage à 7,5 % en fin d’année.
Comme elle l’avait laissé entendre, la Banque de France a revu à la hausse ses prévisions de croissance de l’économie hexagonale en 2024. Selon ses dernières projections présentées, elle table désormais, comme l’INSEE, sur une progression du PIB de 1,1 % cette année, au lieu de 0,8 % précédemment. Certes, la fin de l’année serait médiocre : la croissance serait nulle au quatrième trimestre, après avoir bondi de 0,4 % entre juillet et septembre grâce aux retombées des Jeux de Paris 2024. La Banque de France a, en revanche, laissé inchangée sa prévision de croissance pour 2025, à 1,2 %, un chiffre légèrement supérieur à celui avancé dans une note récente par la direction générale du Trésor (+1 %).
L’année 2025 démarrerait avec un acquis de croissance très faible, « proche de 0,2 % ». Mais selon ses experts, l’activité économique accélérerait à un rythme trimestriel de l’ordre de 0,3 % à 0,4 % l’an prochain, contre 0,2 % en moyenne cette année. En 2026, le PIB progresserait de 1,5 %.
C’est donc maintenant qu’il faut agir.
Les avancées technologiques et les enjeux de transition écologique se poursuivent à vive allure ; en 2025, la data, la RSE, et l’IA surtout, vont conduire les entreprises à poursuivre leur virage, par nécessité.
C’est donc maintenant qu’il faut agir (bis). Anticiper en ce dernier trimestre, le premier de l’an prochain. Penser et conserver une longueur d’avance. Et rester, quels que soient les soubresauts de notre environnement, fidèle à sa vision, en prenant de la hauteur, toujours.
