Le nombre d’offres d’emploi en IA augmente à une vitesse 3,5 fois supérieure à celle de l’ensemble des offres de recrutement.
Intelligence artificielle et travail : un avenir commun incontournable
L’Intelligence Artificielle impacte déjà le monde du travail, l’emploi et les organisations et s’y imposera davantage encore à l’avenir.
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Les compétences au cœur du sujet
Les questionnements sur l’impact de l’IA sur l’emploi se cristallisent surtout sur le risque de destruction des emplois, plutôt que sur l’opportunité d’en créer. Pourtant, les compétences en IA sont centrales : il s’agit à la fois de développer les cursus de formation des métiers des futurs travailleurs tout en proposant un accompagnement à la transformation des métiers des actifs. Il est crucial d’anticiper cette mutation, entre apprentissage et adaptation, voire « augmentation » des compétences sur tous les aspects : conception, programmation, déploiement, mise en oeuvre sur le terrain, maintenance… tout en identifiant les secteurs clés.
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Un changement de rapport au travail plus global
Au-delà des métiers, c’est l’organisation globale des entreprises et des structures productives (industrielles ou de services) qui est concernée. Il est nécessaire de définir les nouvelles interactions entre les personnes et les systèmes d’IA. Vont-elles faciliter les tâches automatisées et pénibles, augmenter la productivité ? Mais comment comparer la productivité machines à celles des humains ? Les tensions sur le déploiement des systèmes d’IA peut amener à des situations difficiles pour la communauté de travail et pour son management.
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Les enjeux d’appropriation de l’IA dans le monde du travail et de l’emploi sont et seront à intégrer au dialogue social et technologique.
Le potentiel d’augmentation de l’Intelligence Artificielle est jugé plus important que son potentiel d’automatisation, affectant un large éventail de tâches dans divers types d’emplois. Globalement, près de sept chefs d’entreprise sur dix reconnaissent la nécessité pour leur main-d’œuvre d’acquérir de nouvelles compétences afin d’exploiter efficacement l’IA générative.
Aujourd’hui, les taux d’adoption varient, les grandes entreprises ouvrant la voie tandis que les plus petites en sont encore à la phase d’exploration. À l’échelle mondiale, on prévoit que 75% des entreprises auront adopté l’IA d’ici à 2027, 59 % d’entre elles prévoyant son importance croissante dans leurs stratégies commerciales. L’IA est de plus en plus utilisée dans les processus de recrutement, la gestion des performances, la résolution des conflits et les initiatives de réduction des effectifs dans divers secteurs.
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Vers un triptyque déplacement / augmentation / création d’emplois.
Au cours de la dernière décennie, les analyses ont eu tendance à mettre l’accent soit sur la substitution de la main- d’œuvre, ou sur les gains d’efficacité et les nouveaux types de travail découlant de la mise en œuvre de l’IA. Selon une approche plus équilibrée, il est suggéré que l’IA a au moins trois effets sur l’emploi : le déplacement, l’augmentation et la création d’emplois. En ce qui concerne ce dernier point, un employeur sur deux dans le monde s’attend à ce que l’IA favorise la croissance de l’emploi au cours des cinq prochaines années.
Étant donné que l’IA générative pourrait avoir des répercussions importantes sur un large éventail de tâches liées au travail, elle affectera la demande d’emploi. Le potentiel d’augmentation est nettement plus important que le potentiel d’automatisation : d’après les recherches de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), on estime que si 13% des emplois dans le monde pourraient être stimulés par l’IA, seuls 2,3% pourraient être entièrement automatisés à l’heure actuelle.
En général, la technologie peut être un outil crucial pour le progrès social, si elle est correctement canalisée : l’IA peut contribuer à apporter des solutions à des problèmes sociaux et de travail fondamentaux. Aussi n’y a-t-il pas lieu de faire un choix binaire entre l’utilisation ou non de l’IA ; il s’agit d’une fausse dichotomie. En 2025, on avance, et avec l’IA.
