Dans la tempête, garder le cap

 

 

Plus le contexte aka la mer tangue, plus il faut s’accrocher au cap qu’on s’est fixé. Et ne surtout pas en dévier. Dans les faits, comment cela se passe ?


On cadre sa réflexion.


Poser un diagnostic objectif sur soi-même et son travail n’est pas ce qu’il y a de plus simple.

Il est important de cadrer sa réflexion autour de certains grands domaines, sur lesquels on pourra s’auto-évaluer, identifier les domaines où l’on « pêche », et réfléchir à ce qu’on peut faire pour arriver à s’améliorer et atteindre nos objectifs. 

Pour cela, il suffit de lister 1/ nos points d’appui ou qualités professionnelles (ressources, atouts, compétences…) 2/ nos pistes de développement pour fixer notre marge de progression 3/ les actions et projets concrets que nous pourrions mettre en place pour agir sur ces pistes de développement.


Cinq pistes de réflexion.


Pour ne pas se laisser « déborder » par le contexte extérieur, on cadre sa réflexion , indépendamment de l’environnement sur lequel on n’a pas de prise, autour de cinq piliers fondamentaux.

  • Le relationnel : on fait le point sur notre capacité à développer et maintenir de bonnes relations professionnelles, à évaluer notre niveau de satisfaction dans nos interactions avec les autres : membres de son équipe, clients ou encore partenaires. On peut aussi évaluer sa propre image et à sa capacité de leadership et de management.
  • La gestion du temps : la réflexion sur le temps alloué à ses diverses tâches et activités est fondamentale, une mauvaise gestion de son temps étant souvent source de stress et d’angoisse. « Est-ce que j’ai bien su déléguer ? », « Est-ce que je n’ai pas été trop surmené.e pendant l’année ? », « Est-ce que j’ai su prioriser mes tâches ? »…On analyse les coûts/bénéfices de chacune des activités d’une semaine type pour prioriser les tâches qui ont le plus de valeur ajoutée, pour nous et pour notre entreprise.
  • L’équilibre vie professionnelle / vie personnelle : indispensable dans la tourmente, il faut se demander quelles sont nos erreurs : J’ai accès à mes mails pro sur mon téléphone perso, résultat je ne débranche pas le soir / Je compense mes inquiétudes en travaillant toujours plus…Ensuite, il est utile de bien réfléchir à l’espace qu’on aimerait libérer pour sa vie personnelle. Cela passe par l’identification des moments qui nous ont donné de l’énergie, qui nous ont fait du bien, qui nous ont nourris ou ressourcés pendant l’année (un cours de chant ou de théâtre qui vous aide à lâcher prise mentalement, une séance de boxe hebdomadaire qui relâche les tensions, ou tout simplement le temps passé avec vos proches ou vous-même ?). L’idée ? S’assurer que son travail trouve sa place dans une dynamique d’épanouissement personnel. Pour éviter d’en arriver là, il suffit d’identifier sur une semaine ce qui est important pour soi, de ce qui est urgent, pour essayer de trouver un bon équilibre et ne jamais se mettre en danger.
  • L’alignement : pour (re)partir sur de bonnes bases, il est aussi important de prendre du recul par rapport à ses propres valeurs. Ce qui nécessite, au préalable, d’avoir bien identifié les motivations qui nous guident et forment notre boussole interne. Et on se pose ensuite ces questions : « À quel point les ai-je incarnées ? Est-ce que je me suis senti aligné.e ? » / « Comment les ai-je déclinées dans mon activité professionnelle au quotidien ? »…
  • Les objectifs de l’année dernière : quand on ne sait pas (trop) où on va, toujours se souvenir d’où on vient : on prend le temps de revenir sur ses objectifs passés…et on prend conscience des progrès réalisés !

 

L’incertitude est le new normal ; c’est sur l’incertain qu’il faut (se) baser. Et si l’avenir peut être sombre, incertain, complexe, il est aussi flexible, ouvert, changeant…C’est un certain Winston Churchill qui le verbalisait ainsi, faisons-lui confiance ! Même, et surtout, au temps du bouleversement majeur de l’IA.